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À la découverte du métier de consultant cloud et DevOps

Envie de découvrir le quotidien d'un consultant cloud et DevOps ?

Après l’excellent article sur le métier de dev cloud de mcorbin, je me suis dit qu’il serait intéressant de vous parler un peu plus sur mon métier !

L’idée de cet article est de vous donner ma vision personnelle de mon métier, qui est souvent mal compris, ou mal vu.

Une vie de conseils

À la vue du mot consultant une partie d’entre vous s’est surement dit : “Ah tiens une personne qui passe sa journée à faire des Powerpoint”. Au risque de vous décevoir, non, déjà je préfère Impress et ensuite, c’est une vision très caricaturale et limitée du métier.

Mon métier est d’apporter une expertise sur les domaines des systèmes cloud et du DevOps. Ce qui est intéressant dans ce métier c’est justement que je n’apporte pas juste mon expertise à une entreprise dans un contexte, mais à un ensemble d’entreprises dans le cadre de missions plus ou moins longues dans des contextes qui peuvent varier.

Par exemple, je peux être envoyé dans une entreprise pour les aider à mettre en place une approche cloud et apporter ainsi une expertise et surtout un regard externe, ce qui correspond à des missions d’une durée de six mois à un an. Je peux aussi intervenir sur des missions avec des périmètres plus réduits, comme la mise en place de système particulier ou de l’audit. Je reste sur des missions à fortes impotences techniques, dans lesquelles je pousse souvent des produits comme Scaleway, AWS, Terraform, Ansible, Packer, et bien d’autres. Bref, de quoi connaitre des missions variées et voir beaucoup de choses différentes.

Néanmoins un travers du consultant est de l’utiliser comme un interne, mais plus flexible, on néglige l’aspect humain.

Remplacer une personne interne en CDI n’est à mon sens pas du tout le rôle d’un consultant, cela reste du salariat déguisé, même si en réalité peu d’entreprises sont inquiétées pour cela. On n’est pas là pour rester le plus longtemps possible, notre but de consultant est d’aider et de faire grandir les clients et leurs compétences. On leur apporte du recul sur des situations parfois complexes où un regard extérieur ou une expertise est nécessaire. Une fois terminées, les clés doivent être données aux clients afin que celui-ci ne reste pas dépendant du consultant ou de l’ESN.

L’aspect technique

AWS tombe

Souvent quand on me demande mon métier, je réponds ingénieur système et cloud plutôt que consultant, non pas que je n’aime pas l’aspect consultant au contraire, mais souvent le mot consultant ne reflète pas l’aspect technique chez la majorité.

Alors que dans les faits, mon métier reste avant tout de la technique.

Les changements de contextes clients et donc techniques sont très stimulants, mais nécessite de se remettre en question et d’apprendre en permanence. Il faut suivre les évolutions des technologies de manière assez large tout en montant son expertise sur ces technologies de prédilection. Dans un contexte aussi changeant que le DevOps ce n’est pas une mince affaire. Que ça soit par des formations ou une veille quotidienne, ça reste un aspect vital de ce métier.

Concrètement dans les missions longues, d’architecture ou de mise en place de solution, je vais être amené à dessiner l’architecture technique, participer à l’implémentation en me basant sur mes expertises technologiques. Cette implémentation passe en règle générale par la mise en place de solution cloud à l’aide d’Infrastructure As code, Terraform dans mon cas. Le tout bien sûr le plus possible de manière collaborative avec les équipes existantes, notamment avec l’utilisation de Git ou d’autres outils de versionning. J’essaye aussi d’aborder au maximum les bonnes pratiques DevOps et sur ces nouveaux outils et paradigmes.

De la technique pure qui doit aussi être accompagnée d’une bonne capacité d’analyse et de compréhension, surtout quand un historique est déjà existant. Vu que j’interviens sur des contextes très différents, il m’arrive régulièrement de devoir comprendre des technologies qui ne sont pas dans mon cercle d’expertise. Même si elles ne sont pas le cœur de la mission il est important de s’adapter et d’être en capacité de monter rapidement en compétence là dessus. Pour cela en général, je m’appuie sur mes connaissances de base ce qui me permet d’être rapidement efficace.

Au-delà d’être expert sur certains sujets et technologies, il est tout aussi important de savoir transmettre cette expertise. Comme je le disais plus haut, le but d’un consultant est d’apporter son expertise et la transmettre aux clients afin qu’ils soient autonomes.

D’un coup, le métier de consultant vous parait surement plus technique que le classique fabriquant de slides.

L’ESN ou l’indépendance ?

Un choix très important dans la vie de consultant est de savoir si on va utiliser une forme d’autoentrepreneur (ou similaire) ou si on travaille pour une Entreprise de Service du Numérique (ESN/SSII). Le second choix est très souvent décrié, et je vous l’avoue, je n’y croyais pas trop jusqu’à pas si longtemps.

Avec le recul, je pense qu’aucun de ces choix n’est foncièrement mauvais, les deux ont des avantages et des inconvénients.

Personnellement, j’ai fait le choix de l’ESN, pourquoi ? Je suis plus à l’aise pour l’instant avec cette approche où je peux me concentrer sur mon cœur de métier sans me préoccuper des tâches administratives (URSSAF, compta etc.). De plus, j’aime bien l’idée d’avoir un salaire fixe et un CDI, ça a été un poids en moins en 2020 quand la crise a fait du mal à beaucoup d’indépendants. L’autre avantage est de ne pas être seul et d’avoir une équipe à ses côtés. De plus j’ai pu être assez exigeant et trouver une ESN qui respecte plutôt bien ses consultants et qui n’impose pas de mission ou qui nuit à mon équilibre de vie ce qui est très important pour moi.

Néanmoins je reconnais pas mal d’avantages à être indépendant, des salaires plus hauts, plus de liberté. Même s’il ne faut pas se leurrer notamment sur le télétravail, on peut être indépendant et devoir faire du présentiel pour ces clients et on peut être dans une ESN et être en télétravail. Je pense que l’indépendance est une option pas forcément adaptée à tout le monde et à toutes les personnes, notamment juniors.

Une bonne situation consultant technique ?

Mais, vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Si je devais résumer avec vous ma vie de consultant, je dirais que c’est avant tout des rencontres. Et ce sont ces rencontres de contextes, personnes et technologies, qui me permettent d’apprendre et de progresser en permanence. Connaître plusieurs contextes et stacks techniques est stimulant et évite la monotonie, même si cela reste éprouvant par moment de s’adapter.

Le métier de consultant est souvent mal vu et mal utilisé, notamment quand il remplace des internes, ce que je ne cautionne pas et que je ne fais pas. C’est sûrement une vision idéalisée de mon métier, mais c’est la vision que j’exerce au mieux.

En bref, vous aimez découvrir régulièrement de nouveaux contextes ? Apprendre, découvrir et surtout partager votre expertise, n’hésitez pas à devenir consultant ou consultante. Si jamais vous recherchez une ESN, faites attention beaucoup n’ont pas cette vision du métier, mais des ESN saines existent.